BCB Visionner 2 documentaires sur le franquisme sur arte février 2018

Arte diffuse une série de documentaires sur le franquisme à ne pas manquer pendant ces vacances de février! 2 liens et infos ci-dessous !

https://www.arte.tv/fr/videos/063678-000-A/les-bebes-voles-du-franquisme/

Entre 1939 et la fin des années 1980 en Espagne, quelque trois cent mille bébés ont été volés à leurs parents, pour être adoptés illégalement. Au plus près des victimes, ce documentaire éclaire cette sinistre affaire, héritage du franquisme.

Quand Clara a accouché à 14 ans, la maternité lui a annoncé la mort de son fils. Un quart de siècle plus tard, elle découvre, en état de choc, que son bébé a en réalité survécu et qu’il s’agit d’une fille, adoptée en toute illégalité. Alicia, elle, a appris à la mort de son père qu’elle avait été arrachée à la naissance à sa mère biologique pour être confiée à ses parents adoptifs en mal d’enfants. Entre 1939 et la fin des années 1980, environ trois cent mille bébés ont ainsi été volés en Espagne. Mis en place sous Franco avec la bénédiction de l’Église catholique et en particulier de l’Opus Dei, ce trafic abject, auquel ont été mêlés des religieux, des médecins, des sages-femmes, des avocats ou encore des assistantes sociales, avait à l’origine pour objectif de priver les parents réputés communistes de leur progéniture, pour éviter qu’ils ne lui transmettent leurs idées de gauche. Mais ces réseaux mafieux ont perduré après la mort du Caudillo, exploitant la détresse de mères célibataires et de couples stériles. Comme le révélait un reportage dès 1982, des bébés morts, conservés dans des frigos, étaient même présentés aux parents afin qu’ils ne doutent pas de la mort de leur nouveau-né.

Passé occulté
En recueillant la douleur de Clara et d’Alicia qui tentent, avec une association de victimes, d’obtenir justice, le film éclaire les dessous de cette affaire, sordide héritage du franquisme. Sur les traces d’Enrique J. Vila Torres, lui-même enfant volé et avocat désormais dédié à cette cause, il montre aussi combien l’Espagne, dont les élites franquistes ont négocié en 1977 leur amnistie en échange de la démocratie, peine à affronter son passé et à juger les responsables impliqués. Un document édifiant alors que, malgré l’accumulation de preuves, aucun procès n’a encore abouti.

https://www.arte.tv/fr/videos/081166-000-A/l-heritage-de-franco-continue-de-diviser/

Que faire des symboles franquistes qui continuent d’orner les rues espagnoles ? Depuis 2007, la loi stipule qu’ils doivent être retirés, mais la société espagnole reste toujours divisée. La question du devoir de mémoire est loin d’être réglée. Exemple la semaine dernière, où le démantèlement d’une sculpture dans un village près de Valence a encore fait polémique.
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